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Son Histoire

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Armes de la famille du Chastel

 

Le premier document daté dont nous disposons est l’acte du seigneur Tanguy du Chastel instituant la « Collégiale », le 10 mars 1518. La chapelle elle-même existait depuis près d’un siècle. On peut donc en dater la construction de la première moitié du XV° siècle.

Dédiée à Notre Dame du Bon Secours (ou mieux, Notre Dame du Vrai Secours), elle faisait suite à un sanctuaire datant du VI° siècle, époque où se situe les événements évoqués dans les trois vitraux du haut de la chapelle et qui relatent l’histoire de Saint Tanguy et de Saint Haude.

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Une communauté de « prêtres blancs » constituant la collégiale « prébendée » par la famille du Chastel résidait à Kersaint. Six chapelains assuraient régulièrement la messe et l’office canonial, en surplis, sous peine « d’être censés absents et muletés d’amende » . Il est probable que ces chanoines s’adonnèrent à la pratique de la médecine.

Les pélerins affluaient de partout au sanctuaire de Kersaint qui connut trois siècles de pleine prospérité spirituelle et matérielle. Les prêtres blancs dont les résidences étaient disséminées dans le bourg y demeurèrent jusqu’à la Révolution qui interdit le culte.

Devenue bien national, la chapelle fut rachetée par la famille Bazil et rendue au culte en 1810. Don en fut fait à la fabrique de Landunvez ; l’acte de donation du 1er septembre 1816 reçut l’accord du Conseil Municipal. La dévotion à la chapelle resta très importante au cours de tout le XIXe siècle.

Le 25 février 1903, le gracieux clocher datant de 1749 fut abattu par la foudre qui détruisit aussi une grande partie de la toiture et des vitres.

Les descendants de la famille Bazil, des paroissiens et quelques personnes étrangères à la localité fournirent les fonds nécessaires à la reconstruction du corps de l’édifice et des vitraux.

Pendant la guerre de 1914, Kersaint fut un centre important de pèlerinage. La tradition s’est perpétuée jusque très récemment avec deux pardons : celui du 15 août et celui de la Trinité « pardon mut » : pardon muet qui se déroulait en faisant plusieurs fois le tour de la chapelle en silence. Les pèlerins arrivaient de nuit dans la chapelle, parfois la veille.

Jusqu’en 1995, le culte paroissial était assuré chaque semaine, ce qui fut interrompu, en raison du délabrement de la charpente, au grand regret de la population. Très rapidement, « l’association pour la sauvegarde de la chapelle de Kersaint » est créée.

Depuis 1974, la chapelle, dont l’acoustique est excellente accueille chaque été un Cycle Musical de grande qualité. Interrompu pour des raisons de sécurité, il a repri brillamment.

Son architecture et son mobilier

La collégiale a la forme d’une croix. Le transept gauche est occupé par la chapelle de la vierge, celui de droite par la sacristie. La nef sans bas-côtés est très simple, sans autre ornement que les poutres armoriées de la charpente. Les fenêtres sont de style gothique.

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Le portail du bas de l’église est encadré de guirlandes de fleurs et d’animaux ; l’écusson des du Chastel qui le surmontait a été martelé pendant la Révolution. En face, un ossuaire en moellons plats comporte treize niches, destinées à contenir des crânes.

On trouve dans l’église deux foyers, l’un en bas de la nef, l’autre dans un angle de la chapelle latérale. Ils étaient probablement destinés à recevoir de la braise pour réchauffer les chanoines et les pèlerins qui passaient dans le sanctuaire la nuit précédant les pardons. Un sombre couloir longitudinal donne (serait-ce à l’usage des « kakous » lépreux ?) un accès direct à la chapelle latérale.

Les vitraux datent de 1901. Ils représentent différents épisodes de la légende de St Tanguy tout en faisant figurer des monuments qui ont été construits bien des siècles plus tard.

Après restauration cinq anciennes statues : Sainte Haude, Saint Tanguy, Saint Gonvel, un Christ, et surtout Notre Dame du Vrai Secours « Itron Varia a Wir Zikour » sont venu rejoindre l'ensemble du mobilier. De nombreux ex-voto disent la reconnaissance de ceux que Notre Dame de Kersaint a puissamment aidés.

A droite de la nef, l’ouverture à mi-hauteur permet l’accès à la chaire à la prêcher, l’escalier partant de la sacristie.

Les travaux

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Décidés en 1997, les travaux de restauration ont débuté en septembre 1999, après l’obtention des aides financières.

Une première tranche a porté sur le gros œuvre, charpente, couverture, voûte, huisseries, éclairage. Il faut souligner la qualité du travail de charpente effectué par une entreprise spécialisée de la région brestoise. Les belles ardoises de Sizun ont remplacé les ardoises plus ordinaires de la précédente couverture.

La deuxième phase a consisté à remettre l’intérieur en état en piquant les anciens enduits et en les remplaçant par des enduits plus légers. Au cours de ces travaux, une quinzaine de vases acoustiques ont été mis au jour dans la nef ; la présence des vases explique, sans doute, la remarquable acoustique dont bénéficie la chapelle.

La troisième et dernière tranche de travaux débuta en septembre octobre 2001 pour s’achever en juin 2002 ; le mobilier : chaire, confessionnal, autels, retables, niches, table de communion, a été restauré et remis en place : en juin 2002, la collégiale a donc retrouvé son aspect original.

Au total, le montant des dépenses engagées a atteint 4 MF.

 

 

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