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Le 29 juillet à la chapelle de Kersaint le Trio Dolce Canto nous a entrainé en Italie sur les pas de Georg Friederich Händel :

ImageTrio Dolce Canto : Maya Villanueva, soprano, Patrick Langot, violoncelle et Aline Zylberajch, clavecin :
Bach, Vivaldi, Haendel.

Berceau de l’art vocal, l’Italie du 18ème siècle rayonne par sa musique sur toute l'Europe. Alors âgé seulement de 22 ans, le jeune Georg Friederich Händel séjourna à Rome entre 1707 et 1710. Il y composa de très nombreuses cantates pour voix de soprano ou d'alto, pouvant tout aussi bien être destinées à des femmes qu'à des castrats.

Cette ambigüité bien connue chez les chanteurs de l'époque pouvait trouver aussi son pendant chez les instrumentistes. En effet, parmi les différentes mutations que traversa le violoncelle avant de trouver sa forme "définitive" après 1850, l'ajout d'une cinquième corde aigue pour rivaliser avec le violon fut la plus répandue. Cet élargissement de la tessiture suscita beaucoup d'intérêt et il n'était pas rare d'entendre le répertoire de la viole de gambe ou du violon sous les doigts de violoncellistes désireux de faire gagner à ce nouvel instrument ses lettres de noblesse.

Décembre 1717. Johann Sebastian Bach quitte Weimar pour s’installer à la cour du Prince Leopold de Cöthen, grand amateur de sa musique et lui-même instrumentiste éclairé. Libéré de son devoir liturgique, il y composera quelques-unes de ses belles pages instrumentales pour les virtuoses de la cour de son protecteur et ami, telles que les six suites pour violoncelle seul (dont la dernière est écrite pour violoncelle à 5 cordes), les sonates et partitas pour violon et les six sonates pour violon et clavecin obligé, véritable hommage à la sonata da chiesa italienne. Les trois sonates pour viole de gambe, écrites quelques années plus tard, témoignent de ce même amour du Cantor pour la forme de la sonate en trio puisque la première de ces sonates existe également dans une version pour flûtes et basse continue.

Cette grande liberté laissée par le compositeur quant au choix de l'instrument est une porte ouverte pour l'imagination vers toutes sortes de combinaisons instrumentales que les musiciens de Cöthen ont pu expérimenter. C'est donc dans cet esprit qu’Aline Zylberajch et Patrick Langot ont choisi d'aborder ce programme et d'en proposer une nouvelle écoute.

L'union magique entre la voix de soprano de Maya Villanueva et celle du violoncelle à cinq cordes illustre parfaitement l’influence de l’art vocal italien sur l’écriture instrumentale dans l’Europe baroque du 18ème siècle.

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